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La compétence au-delà de la différence

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Homme ayant une déficience visuelle, lisant un document en braille lors d'une réunion de travail.
M. Pominville, journalier chez Geneka Biotechnologie.
Plage tactile (afficheur braille) pour usage de l'ordinateur (déficience visuelle).
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Actualités : En bref

Isoler la différence

Le reportage de l'émission Enjeux portant sur l'intégration scolaire des personnes qui ont une déficience intellectuelle diffusé le 31 janvier dernier a suscité plusieurs réactions.

Vous pouvez voir ou revoir le reportage Isoler la différence sur le site de Radio-Canada.

1-Reportage d'Enjeux sur l'intégration scolaire : réaction de l'Office des personnes handicapées du Québec

2-Sommes-nous allés trop loin dans les politiques d'intégration des personnes qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement! - Communiqué de la Fédération québécoise des Centres de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI)

3-L'intégration scolaire des personnes ayant une déficience intellectuelle : Mettons les pendules à l'heure! - Communiqué de l'AQIS, du CRADI et du Regroupement pour la Trisomie 21

1-Reportage d'Enjeux sur l'intégration scolaire : réaction de l'Office des personnes handicapées du Québec

DRUMMONDVILLE, le 1er fév. - L'Office des personnes handicapées du Québec a réagi aujourd'hui à l'émission Enjeux diffusée hier soir à Radio-Canada. L'Office juge que le reportage ne jetait pas une lumière juste sur toutes les dimensions relatives à l'intégration scolaire des élèves handicapés.

Bien que la journaliste ait donné la place à différents points de vue, l'Office a relevé que l'émission a choisi des exemples d'échecs concernant l'intégration scolaire des élèves en classe ordinaire. Des exemples de réussite auraient pu être utilisés pour démontrer la thèse inverse.

À cet égard, la position de l'Office repose sur trois principes :

  • le respect des besoins de l'élève est primordial. En ce sens, l'Office rappelle que le plan d'intervention est obligatoire selon la Loi sur l'instruction publique. Cet outil de planification permet de prévoir les adaptations nécessaires pour répondre aux besoins de l'élève, notamment dans un contexte d'intégration;
  • la classe ordinaire de l'école de quartier est l'endroit à prioriser pour scolariser un enfant handicapé. Tous les efforts nécessaires en ce sens doivent être faits;
  • la participation des parents au cheminement scolaire de l'élève est essentielle. La connaissance qu'ils ont des besoins et des capacités de leur enfant fait d'eux des partenaires incontournables dans cette démarche.

Un récent jugement de la Cour d'appel vient d'ailleurs confirmer l'obligation pour la commission scolaire de prévoir d'abord des adaptations dans le cadre d'un plan d'intervention avant de procéder au classement de l'élève (classe ordinaire, classe spéciale ou école spéciale). Règle générale, celui-ci doit être scolarisé en classe ordinaire, dans la mesure où une telle intégration est compatible avec ses intérêts, ne constitue pas une contrainte excessive pour la commission scolaire et n'occasionne pas de préjudice important aux autres élèves.

Par ailleurs, la Politique de l'adaptation scolaire du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport précise que ce n'est que dans des conditions exceptionnelles que l'on devrait recourir au milieu spécialisé pour scolariser un élève.

L'échec de l'intégration des élèves handicapés en classe ordinaire peut être causé par un plan d'intervention scolaire inadéquat. De plus, les ressources ne sont pas toujours au rendez-vous, et ce, pour diverses raisons; elles peuvent être méconnues des professeurs et des directions d'école ou encore uniquement concentrées en milieu spécialisé.

L'Office croit que l'intégration sociale doit débuter dès la petite enfance et que l'intégration scolaire doit être envisagée dans une perspective plus large. Il est également important de considérer l'apport positif de ces jeunes élèves handicapés lorsqu'ils sont intégrés dans un milieu ordinaire, car ils viennent ainsi sensibiliser leurs camarades à leur réalité et ainsi mieux préparer les citoyens de demain au respect de la différence.

L'Office souhaite tout de même saluer le choix d'Enjeux de s'intéresser à l'intégration scolaire, sujet qui demeure d'un intérêt capital. Au Service du soutien à la personne de l'Office, la majorité des appels du public touchant cette problématique viennent plus particulièrement de parents qui désirent voir leurs enfants intégrés en milieu régulier.

L'Office

Dans le but de favoriser l'intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, l'Office a pour mandat général de veiller à la coordination des actions relatives à l'élaboration et à la prestation des services qui leur sont destinés ainsi qu'à leur famille. L'Office les informe, les conseille, les assiste et fait des représentations en leur faveur, tant sur une base individuelle que collective.

Communication adaptée

Ce communiqué est disponible en médias adaptés. Pour l'obtenir, composez le 1 800 567-1465 ou le 1 800 567-1477 par téléscripteur, ou encore par courriel à communications@ophq.gouv.qc.ca .

Source : Direction des communications
Pour renseignements : Michel-André Roy
Téléphone:(819) 475-8533/471-6562
www.ophq.gouv.qc.ca

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2-Sommes-nous allés trop loin dans les politiques d'intégration des personnes qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement!

Montréal, le 1 erfévrier 2006 - L'émission d'Enjeux de Radio-Canada du 31 janvier dernier sur l'intégration scolaire des personnes qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement (TED), interpelle la Fédération québécoise des Centres de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) et tous ses membres.

Est-ce que nous sommes allés trop loin dans les politiques d'intégration scolaire des personnes qui ont une déficience intellectuelle ou un TED? Une seule réponse s'impose : NON - et, qui plus est, il sera toujours dangereux d'établir des limites qui entraîneraient la ségrégation des personnes qui présentent des différences.

Depuis déjà 40 ans, de concert avec les parents, les CRDI ont été des pionniers dans l'intégration des personnes. Ils ont soutenu les parents dans leurs démarches d'intégration de leurs enfants, et cela dans tous les milieux de vie : au centre de la petite enfance, à l'école, au travail et dans la communauté. Les CRDI ont tout mis en oeuvre pour que l'on reconnaisse à ces personnes leurs droits, entre autres : le droit à une qualité de vie meilleure, le droit à faire partie de la communauté québécoise et le droit d'y jouer un rôle actif, comme tout citoyen.

L'intégration scolaire

De toutes les luttes menées par les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un TED et leurs proches, l'accès à l'éducation présente un défi de taille! Les politiques et les orientations ministérielles mises de l'avant en matière d'intégration scolaire et les résultats que l'on constate sur le terrain ne semblent pas coincider. Il y a un écart énorme entre la volonté d'agir et les moyens rendus disponibles. Les ressources manquent.

Avons-nous investi suffisamment pour réduire cet écart? Tout indique que non! On constate que depuis la mise en oeuvre de la politique de l'adaptation scolaire, le taux d'intégration scolaire des élèves en classe ordinaire n'a pas évolué. De 13 % en 2000-2001, il est encore à 13 % en 2004-2005.

Par la voie de sa politique d'adaptation scolaire, le ministère de l'Education, du Loisir et du Sport a confié aux commissions scolaires et aux écoles la responsabilité d'assurer l'intégration des élèves qui ont une déficience intellectuelle ou un TED en classe régulière. L'intégration se réalise de façon inégale, d'une commission scolaire à l'autre. Certaines privilégient les milieux ségrégés, et d'autres, les milieux réguliers.

Les principales difficultés rencontrées dans les services d'éducation demeurent :

  • Degré d'ouverture variable des commissions scolaires et des écoles
  • Manque de soutien à l'intégration de l'enfant en milieu régulier
  • Manque de sensibilisation et de formation des enseignants

et les données sur les taux d'intégration des élèves parlent d'eux-mêmes :

  • 48 % pour les élèves ayant une déficience physique
  • 28 % pour les élèves ayant un trouble grave de comportement
  • 13 % pour les élèves ayant une déficience intellectuelle

Ces données nous indiquent sans équivoque que nous ne sommes pas allés trop loin en matière d'intégration scolaire et que diverses améliorations sont souhaitables.

La Fédération québécoise des CRDI regroupe les 23 établissements publics qui offrent des services spécialisés d'adaptation, de réadaptation et d'intégration sociale aux personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement, et des services de support et d'accompagnement aux familles et à l'entourage de ces personnes.

Pour plus d'information

France Pomerleau
Conseillère en communication
(514) 525-2734 poste 224

Gilles Cloutier
Conseiller aux affaires cliniques et professionnelles
(819) 469-0682

3-L'intégration scolaire des personnes ayant une déficience intellectuelle : Mettons les pendules à l'heure!

MONTREAL, le 1er fév. - Des représentants d'associations de promotion et défense des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle souhaitent réagir à l'émission Enjeux du 31 janvier, intitulée "Isoler la différence".

Enjeux posait la question : Sommes-nous allés trop loin dans nos politiques d'intégration? Malheureusement, l'émission est passée à côté de la question, puisqu'elle ne nous a pas montré ce qu'est l'intégration. Voici à quoi ressemble une journée pour un enfant intégré : D'abord, je prends le même autobus que mes petits voisins. Au besoin, un préposé s'assure que tout se passe bien dans l'autobus. J'étudie dans la même classe que mes amis du quartier. Mon professeur, qui n'aura pas les mêmes exigences académiques pour moi, puisque je suis différent, adapte son enseignement. On m'a fait un Plan d'intervention pour déterminer les objectifs que je dois atteindre. Pour aider mon professeur, il y a une éducatrice spécialisée dans la classe. Elle ne se cache pas au fond de la classe avec moi. Au contraire, elle soutient le professeur et les autres élèves qui, bien que n'ayant pas de déficience intellectuelle, ont plus de difficultés à suivre les autres, profitent de sa présence. Je rencontre aussi des spécialistes, selon mon besoin. A la récréation, lorsqu'un grand de cinquième année n'est pas gentil avec moi, mon voisin, qui est mon ami, prend ma défense. D'autres fois, c'est la surveillante qui le fait. Mais ce que j'aime le plus, c'est quand je vais à des fêtes d'amis, le samedi. Voilà le portrait de nombreuses intégrations scolaires vécues.

A l'émission Enjeux, on a préféré présenter des cas de ségrégation scolaire volontaire. Nous comprenons ces parents qui ont fait le choix d'envoyer leur enfant dans une école spécialisée après qu'il se soit trouvé en situation d'échec. Comment ne pas avoir le coeur en miettes lorsque son enfant se fait voler son lunch, ne va plus à la récréation avec les autres, dîne à part, voyage à part pour sa protection et n'a aucune occasion de fraterniser avec un plus fort ou une plus attentionnée qui le protégerait des railleries des autres. Quand il n'a pas l'impression que le milieu se fait accueillant pour son enfant. Quand il sait que les professeurs n'ont pas été formés pour comprendre son enfant. Quand il n'est pas persuadé que le milieu scolaire fera tout pour intervenir lorsqu'on fait de son enfant un souffre douleur. Quand on lui dit qu'à cause des coupures, son enfant ne recevra pas les services auxquels il a droit.

Bien sûr, que nous comprenons le choix de ces parents. Cependant, nous constatons que ce choix "volontaire" n'est que la traduction de l'échec du ministère de l'Education et des commissions scolaires à mettre en oeuvre leur politique d'intégration. Si leur enfant avait été "réellement" intégré - et non pas ségrégué à l'intérieur d'une classe ou d'une école - ces parents n'auraient pas eu à prendre une telle décision.

Contrairement aux mythes, la présence d'un enfant qui a une déficience intellectuelle ne retarde pas la classe, mais permet aux autres enfants d'être plus accueillants face à la différence. Certains même se découvrent des affinités avec l'enfant. D'autres deviennent supportants et de ce fait, voient grandir leur propre estime de soi. L'intégration ne profite pas seulement aux personnes intégrées.

L'émission Enjeux a montré le beau côté des écoles spécialisées et a choisi, parmi leurs élèves, ceux qui sont reconnus comme étant les mieux nantis. On n'y n'a pas parlé de l'insatisfaction de plusieurs parents face au peu, voire à l'absence d'apprentissage académique de leur enfant. Ni des élèves qui subissent des méthodes des plus discutables que leurs parents n'oseraient jamais utiliser. Ni de l'absence très réelle de spécialistes et de professionnels supposément présents aux côtés des enseignants.

On entend souvent parler du peu de ressources financières. Pourtant, si l'argent investi dans les écoles spécialisées était redistribué dans les écoles régulières, pour les classes régulières, ce serait bien différent. Et cela profiterait aussi aux autres élèves dans le besoin et soulagerait les professeurs surmenés.

Alors, la question n'est pas "Sommes-nous allés trop loin dans nos politiques d'intégration?", mais bien "Sommes-nous allés assez loin dans la mise en oeuvre de ces politiques d'intégration?" En fait, avons-nous mis ensemble toutes les conditions qui sont nécessaires à une réussite de l'intégration scolaire?

Signé :

L'Association du Québec pour l'intégration sociale (AQIS) est un regroupement provincial d'associations de parents de personnes présentant une déficience intellectuelle.

Le Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADI) regroupe, sur l'Ile de Montréal, des associations de parents de personnes ayant une déficience intellectuelle et de personnes ayant elles- mêmes cette déficience.

Le Regroupement pour la Trisomie 21 regroupe, soutient et informe les parents de personnes ayant une trisomie et sensibilise la population et les intervenants de tous milieux.

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