




Lors de sa réunion du 24 janvier dernier, le conseil d'administration a adopté son plan d'action pour la prochaine année qui débutera le 1er avril. Cette année constituera la dernière étape dans la réalisation de notre plan d'orientation stratégique 2005-2008 où nous aurons voulu contribuer à arrimer davantage l'offre de main-d'œuvre des personnes handicapées aux besoins de main-d'œuvre.
Ce fil conducteur orientera nos activités en 2007-2008 tout en poursuivant des projets amorcés au cours des deux dernières années. On souhaite aussi concilier notre rôle « conseil » avec l'objectif d'intervenir de façon proactive dans l'intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées.
Le plan d'action 2007-2008 comporte ainsi vingt objectifs prioritaires regroupés autour des thèmes suivants :
Ces objectifs se traduisent par le développement et la mise en œuvre de différents projets mettant à contribution un ensemble de partenaires et d'acteurs.
Ces projets sont, entre autres :
Cette liste, qui n'est pas exhaustive, illustre les moyens que nous avons privilégiés afin de concrétiser les orientations de notre planification stratégique 2005-2008.
Le plan d'action 2007-2008 du CAMO est disponible sur notre site Web au www.camo.qc.ca/apropos/plan0708.php
Claude Séguin, directeur général
CAMO pour personnes handicapées

La question de la planification de la transition école/vie active (TÉVA) pour les élèves handicapés finissants du secondaire est de plus en plus à l'ordre du jour. Afin de voir comment cette pratique évolue au Québec et réfléchir sur les moyens de la rendre encore plus répandue, le CAMO pour personnes handicapées organise une Journée de réflexion et d'échanges sur la TÉVA le 4 juin prochain à Québec (Sainte-Foy). Cette journée se veut également la contribution du CAMO pour souligner la Semaine québécoise des personnes handicapées.
Les objectifs de cette journée sont de permettre aux différents acteurs provenant de différents milieux (scolaire, de l'emploi, de la réadaptation, des associations de personnes handicapées, etc.) de connaître certaines expériences pouvant servir d'exemples et de voir quels sont les développements récents qui favorisent l'implantation de cette pratique. La rencontre sera aussi l'occasion pour ces acteurs d'échanger et de réfléchir ensemble sur leur vision et leurs stratégies afin de rendre opérationnelles l'implantation, la généralisation ainsi que l'harmonisation de cette pratique. Le CAMO souhaite que ces échanges et réflexions permettent de dégager des propositions concrètes pour assurer le déploiement de cette approche dans les différentes régions du Québec.
Les participants auront l'occasion d'assister à une conférence d'ouverture permettant de camper l'importance de la TÉVA et d'en faire un bref historique. Ils pourront par la suite participer à différents ateliers présentant des projets de planification de la TÉVA actuellement en cours au Québec. La journée se terminera par une table ronde de représentants gouvernementaux qui viendront expliquer comment chacun d'entre eux contribue à soutenir l'implantation de la TÉVA. Une période d'échanges entre les participants et les panélistes complétera la journée.
Cette journée de réflexion et d'échanges se déroulera à l'Hôtel Clarion à Québec (Sainte-Foy) le lundi 4 juin 2007 de 9 h à 16 h. Des informations plus précises ainsi que le programme complet de la journée seront disponibles sur le site Web du CAMO à compter du 5 mars prochain.
Frank Bouchard, conseiller

Le CAMO pour personnes handicapées fait le tour des régions du Québec depuis mars 2005. En juin et septembre 2006, le CAMO visitait l'Outaouais.
Cette région près de la frontière ontarienne, accolée à la région d'Ottawa, est caractérisée par l'omniprésence de la fonction publique. Quant à l'économie, elle bat surtout au rythme de l'agriculture et des forêts. Comme nous avons pu le constater, il existe des disparités du point de vue économique entre les territoires urbains et ruraux. En Outaouais, 16 600 personnes ayant des incapacités sont en âge de travailler.
Juin 2006, M. Jacques Bertrand et Mme Martine Fecteau de La Relance Outaouais nous attendent à Gatineau afin de nous présenter leurs services et leurs projets destinés aux personnes handicapées et aux personnes ayant des problèmes de santé mentale.
Depuis 1982, La Relance Outaouais offre des services de développement de l'employabilité, de formation et d'aide à l'emploi à plusieurs clientèles. Avec une centaine d'employés, La Relance offre, entre autres, les services suivants :
La Relance, c'est aussi le Centre de technologie des ordinateurs pour les écoles, né d'un partenariat avec Industrie Canada. Ce centre recueille, répare et remet à neuf des ordinateurs pour les écoles, les bibliothèques et organismes à but non lucratif partout au Canada. La Relance Outaouais c'est également un centre de distribution de denrées alimentaires et, peut-être bientôt, un centre de réparation de vélos. À La Relance, les projets foisonnent.
Du côté du soutien aux personnes ayant des limitations fonctionnelles, le service spécialisé de La Relance Outaouais dispense depuis quinze ans les services suivants : évaluation des capacités de travail, orientation professionnelle, counselling d'emploi en individuel, formation aux techniques de recherche d'emploi, suivi en emploi, adaptation de postes de travail et négociation des subventions. De plus, pour resserrer ses liens avec les gestionnaires d'entreprises, Jacques Bertrand et son équipe ont développé un projet de sensibilisation s'adressant à ces derniers. Lors de déjeuners-causeries, des entreprises se rencontrent pour discuter intégration de personnes handicapées, le tout avec le soutien d'intervenants et l'apport de travailleurs handicapés. Ce projet a permis de réunir en tout 42 représentants d'entreprises lors de six déjeuners.
Jusqu'à tout récemment, La Relance offrait une formation adaptée en bureautique destinée aux personnes ayant des limitations fonctionnelles, le tout en collaboration avec la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais et SPHERE-Québec. Cette formation de 10 mois, à raison de 30 heures/semaine, incluait deux mois de stage. Depuis trois ans, une quarantaine de personnes ont acquis les compétences nécessaires (français, anglais, bureautique et comptabilité) à l'exercice de tâches liées à des emplois de bureau.
Les personnes qui ont complété avec succès leur formation ont obtenu une attestation conjointe de la Commission scolaire et de La Relance. Cette dernière garde le cap sur cette activité qui répond à un besoin de main-d'œuvre et espère pouvoir bientôt réunir le financement pour continuer.
Pour en savoir plus, je vous invite à visiter leur site Web au www.larelance.ca. Vous y trouverez, entre autres, une banque d'emplois et une vidéo sur les services offerts.
C'est à Maniwaki, municipalité située à plus d'une centaine de kilomètres au nord de Gatineau, que nous avons rencontré les responsables du projet Les Ateliers Boirec, une coopérative de travail dans le domaine de la transformation du bois. Ce projet a pris racine dans le terreau fertile d'un milieu qui a su se prendre en main. L'objectif est simple : offrir des possibilités d'emplois aux personnes ayant une déficience intellectuelle (ou autres) dans un cadre tout à fait semblable à celui que l'on trouve dans un lieu régulier de travail.
Michel Racine, directeur général chez Les Ateliers Boirec et Mme Jaël Martin, agente de planification au Pavillon du Parc du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) Outaouais nous accueillent et nous racontent la petite histoire de ce projet.
« Les Ateliers Boirec, c'est cinq ans de travail continu » me disent-ils, tous deux portés par la ferme conviction que les personnes ayant des limitations intellectuelles sont capables de développer les compétences nécessaires en vue d'opérer de la machinerie d'usine pour la transformation du bois. Ces deux personnes ont su convaincre les gens de leur municipalité, des organisations publiques, parapubliques et des entreprises privées.
Grâce à l'appui du CLD Vallée-de-la-Gatineau leur permettant d'élaborer une étude de marché, le comité provisoire formé d'Emploi-Québec, du Centre local de développement et de l'Office des personnes handicapées du Québec a réuni, en 2002, les conditions gagnantes pour produire, à partir de résidus, du bois de chauffage et des palettes de manutention.
Une des clés du succès de cette entreprise est que sa production n'entre pas en compétition avec celle des entreprises du coin, mais y est complémentaire. En plus de la persévérance des initiateurs de ce projet, l'organisation peut également compter sur l'expérience de son directeur, un gars de métier, un homme qui est à la fois habile avec les gens et maître dans son domaine.
Depuis 2003, ils ont modifié leur production en fonction des prix de leur matière première. Ils produisent actuellement de la latte de pilage pour l'usine Bowater inc. de Maniwaki et pour l'usine Domtar située à Elk Lake en Ontario. Ils sont également en mesure de répondre à des demandes diverses dans le domaine de la deuxième et troisième transformation du bois.
En novembre 2005, Les Ateliers Boirec obtient 15 places dans le cadre du Programme de subventions aux entreprises adaptées. Le Pavillon du Parc du CRDI continue à soutenir les travailleurs et des collaborations avec les centres locaux d'emploi (CLE) permettent de parfaire la formation de ces derniers. À ce jour, neuf personnes y travaillent, dont sept avec des limitations physiques ou intellectuelles.
En vertu de son statut de coopérative, Les Ateliers Boirec est dirigé par un conseil d'administration où les travailleurs ont une très large place. Ainsi, les personnes ayant des limitations sont amenées à participer à part entière aux décisions et à collaborer à la recherche de solutions pour le développement de l'entreprise.

Des travailleurs à la Coopérative de solidarité Les Ateliers Boirec
Cette coopérative a le vent dans les voiles maintenant qu'elle peut compter sur une entente de cinq ans avec l'entreprise Lauzon Planchers de bois exclusifs. Le projet consiste à faire la coupe de plus de cinq millions de pieds carrés de contreplaqué de merisier par année. De plus, l'organisation se concerte avec les entreprises de sa région afin de favoriser le développement d'affaires et le développement local et régional.
Les partenaires financiers sont actuellement le Centre financier aux entreprises Desjardins Les Hautes, le Réseau d'investissement social du Québec, la Fédération des coopératives de travail du Québec, Investissement Québec, Emploi-Québec et le CLD de la Vallée-de-la-Gatineau.
Pour plus d'information sur la Coopérative de solidarité Les Ateliers Boirec, consultez un article sur l'entreprise disponible sur le site du Chantier de l'économie sociale et la fiche disponible sur le site du Conseil québécois des entreprises adaptées.
Septembre 2006, Papineauville. Madame Chantal Tanguay, directrice de l'Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation, m'attend à l'arrêt d'autobus et nous partons ensemble pour Saint-André-Avellin.
Créé en 1987, l'Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation s'est donné pour mission de favoriser l'intégration professionnelle et sociale de personnes ayant des limitations fonctionnelles. La majorité de leurs participants vivent avec une déficience intellectuelle.
On y retrouve, entre autres, les services suivants :
Au cours des années, l'Atelier FSPN a bâti un vaste réseau de collaborateurs et des ponts avec de nombreuses entreprises actives dans plusieurs domaines tels l'agroalimentaire, le commerce au détail, les services publics et communautaires. En janvier 2005, dans le cadre d'un projet de développement local d'envergure, l'Atelier fait l'acquisition d'un bâtiment de 10 000 pieds carrés. Résultats : des locaux multifonctionnels, des espaces pour l'Atelier FSPN et ses partenaires. Chantal Tanguay ne s'en cache pas, elle est fière de cette réalisation.
Premier arrêt, le Centre de jour. Les participants y acquièrent des habiletés personnelles et sociales, définies dans un plan d'intervention individualisée. La responsable de ce volet est fort inventive; production de papier artisanal, musique, cuisine, arts, communication, activité physique, développement de projets sont au menu. Elle a développé une activité qui entraîne les participants dans un pays de leur choix. Ce voyage virtuel leur permet de développer leur concentration et leur coordination, en planifiant leur périple, en cherchant des solutions ensemble.
Chantal me fait ensuite visiter la salle de musique : un groupe d'une vingtaine de personnes m'interprètent un air du Japon, sous la direction de Mme Huguette Voyer, véritable chef d'orchestre qui les accompagne en chantant. Nous faisons ensuite un détour dans les bureaux du service d'aide à l'emploi.
Dans le volet Développement de l'employabilité, les participants vivent des expériences de travail enrichissantes par l'entremise de contrats dans la communauté. Les stagiaires, une vingtaine, sont intégrés dans la majorité des cas dans des établissements publics et en entreprises privées. De plus, une douzaine de personnes s'activent à l'Atelier FSPN, exécutant divers travaux d'entretien et d'aménagement extérieur et complètent quelques contrats d'ensachage, de reliure, de préparation d'envois postaux, etc.
Au cours des années, l'Atelier FSPN a aussi établi un partenariat avec la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées dans le cadre du Programme de formation et d'intégration sociale de l'Éducation aux adultes : deux enseignantes se sont partagé la tâche d'enseigner divers modules en alphabétisation et en insertion sociale. La Commission ayant mis fin à sa contribution en 2006, la direction de l'organisation et son équipe cherchent actuellement à prendre le relais, sans toutefois perdre espoir de trouver une solution avec la Commission scolaire.
Sur la planche à dessin, les responsables de l'Atelier FSPN sont à définir une nouvelle activité liée au travail. En plus des produits artisanaux qu'ils font déjà, ils sont à la recherche d'un produit simple à monter et qui pourrait aisément s'inscrire dans les circuits de transport tout près desquels Saint-André-Avellin se situe. Un groupe se concerte actuellement pour cerner les occasions d'affaires. Il est composé du Centre local de développement Papineau, du CSSS de Papineau, de l'Atelier FSPN, de l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) et du Regroupement des associations de personnes handicapées de l'Outaouais (RAPHO). Et ce n'est pas fini, il y a encore de l'espace pour du développement!
Les responsables de l'Atelier FSPN sont ingénieux, engagés dans leur communauté. Ils ont su réunir sous un même toit un ensemble de services, ils ont créé un lieu d'appartenance, un phare dans la communauté. En octobre prochain, ils fêteront leurs vingt ans.
L'Atelier FSPN obtient son financement de Centraide, de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, d'Emploi-Québec et de la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées. L'Atelier FSPN est récipiendaire du Prix Émérite de la Chambre de commerce Vallée-de-la-Petite-Nation 2003-2004 et 2005-2006. Pour en savoir plus, consultez un article de Mme Chantal Tanguay sur le site du Programme d'assistance technique au développement économique communau-taire.
Je tiens à remercier les personnes ressources du Regroupement des associations de personnes handicapées de l'Outaouais (RAPHO) qui m'ont accompagnée et tous les responsables d'organismes qui m'ont ouvert leurs portes.
Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère
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Les étudiants et diplômés handicapés qui cherchent un emploi sont invités à un souper GRATUIT au cours duquel nous présenterons notre site de recherche tout particulier : le Système d'emplois en ligne de NEADS... (Lire la suite)
L'Office des personnes handicapées du Québec est heureux d'annoncer la parution de la deuxième édition du Guide des besoins en soutien à la famille - Pour les parents d'un enfant ou d'un adulte handicapé.
Le guide se veut un outil pour aider les familles où vit un enfant ou un adulte handicapé à évaluer leurs besoins. Il fournit une bonne base d'information sur laquelle elles peuvent s'appuyer pour entreprendre leurs démarches en vue de combler leurs besoins... (Lire la suite)
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Éric Daigle
Conseiller - Information et communications
Le Bulletin est réalisé grâce à l'aide financière d'Emploi-Québec.

La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du
Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.
Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.