La mise en page du site vous semble bizarre ? Découvrez pourquoi en cliquant ici.

Logo du CAMO pour personnes handicapées

La compétence au-delà de la différence

logo du CAMO adapté pour l'imprimé
Ordinateur adapté pour une personne ayant une déficience visuelle.
Homme ayant une déficience visuelle, lisant un document en braille lors d'une réunion de travail.
Réunion à laquelle participent des personnes handicapées et des interprètes en langue des signes.
Vous êtes ici : Accueil > Publications

Publications

Transition École-Vie Active (TÉVA)

Transition École Vie Active

Actes de la Journée de réflexion sur la planification
de la Transition École-Vie Active (TÉVA)

Version HTML
Format Word (540 Ko)

Documents présentés lors de la conférence d'ouverture, des ateliers et de la table ronde le 4 juin 2007.

Les documents présentés dans le cadre de la Journée de réflexion sur la planification de la Transition École-Vie Active (TÉVA) le 4 juin dernier sont disponibles en format PowerPoint. Si vous éprouvez des difficultés ou si vous désirez obtenir une version Word d'un document, contactez Éric Daigle au 1 888 522-3310 ou au e.daigle@camo.qc.ca.

Conférence d'ouverture par Alain Lanson

Ateliers/Bloc A

A1-Projet TÉVA en Matawinie

A2-Aller au bout de ses rêves

A3-La TÉVA pour des jeunes ayant une problématique de santé mentale

A4-Le projet Continuum Plus

A5-La TÉVA en Mauricie et au Centre-du-Québec

Ateliers/Bloc B

B1-Le projet Vers l'emploi

B2-Prêt! Pas prêt! Je vieillis! Comment soutenir l'adolescent ayant une incapacité motrice lors de la transition vers l'âge adulte?

B3-La démarche Plan Intégré de Continuité (PIC) à l'École Irénée-Lussier (résumé de l'atelier et contacts seulement)

B4-13-21 avenue de la Réussite

B5-Accueillir un stagiaire présentant une dysphasie : enjeux, questionnements et pistes de préparation

Table ronde

Emploi-Québec

Ministère de la santé et des Services sociaux

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

Office des personnes handicapées du Québec

Programme de la Journée de réflexion
Format PDF (694 Ko)
Format Word (596 Ko)

Actes de la Journée de réflexion sur la planification de la Transition École-Vie Active (TÉVA)

Mot de la présidente

J’ai le plaisir de vous présenter les actes de la Journée de réflexion sur la pratique de la planification de la transition école/vie active (TÉVA). Cette journée, une première dans le domaine, a permis à plus de 200 personnes de se réunir afin d’en apprendre davantage sur le sujet et aussi de partager leurs réflexions quant aux moyens à mettre en place pour en assurer une meilleure pratique. Ces actes rendent compte de ces informations et de ces réflexions et permettent d’avoir un aperçu des contenus abordés.

Pourquoi s’intéresser à la TÉVA et vouloir répandre davantage cette pratique? Les différents apprentissages faits par les jeunes durant leur études ne prennent un sens que s’ils permettent une vie adulte active. Malheureusement, pour bon nombre d’élèves handicapés ou en difficulté, la vie adulte est trop souvent synonyme d’inactivité. Les habiletés et les connaissances acquises, souvent au prix de beaucoup d’efforts, ne peuvent être mises à profit, faute d’un soutien nécessaire pour une transition harmonieuse vers la vie active. C’est pourquoi, l’idée de planifier, bien avant la fin des études, la transition de l’école vers la vie active s’avère essentielle.

Cette journée a permis de prendre conscience que la TÉVA prend de plus en plus d’importance dans les différents milieux et que ces derniers souhaitent implanter ou rendre permanente cette pratique. Au Québec, l’heure n’est plus à se demander si la TÉVA est pertinente, mais bien à voir à ce qu’elle devienne une pratique courante et répandue. Il en va de l’avenir d’un grand nombre de nos jeunes.

Monique Richard

Remonter

Mot du directeur général

En juin dernier, plus de 200 participants acceptaient notre invitation à venir partager des expériences riches et diversifiées visant à favoriser une transition harmonieuse des personnes handicapées de l’école vers la vie active. Les actes de la Journée de réflexion à laquelle vous avez participé rassemblent ces initiatives afin aussi de pouvoir s’y référer dans nos pratiques futures.

Il ressort que les artisans de ces projets ont fait preuve de beaucoup de détermination, surmontant difficultés et obstacles de toutes sortes et ont su développer une expertise précieuse.

D’un commun accord, nous avons tous plaidé en faveur d’assurer aux personnes handicapées, lorsque cela s’avère nécessaire, des ressources qui facilitent la transition recherchée. On doit maintenant bâtir sur ces projets très probants les conditions essentielles à la transition de l’école vers la vie active.

Il nous faut dépasser son caractère expérimental et nous donner les moyens d’en assurer la pérennité. Cela suppose que les personnes handicapées aient la préséance de sorte que les systèmes s’adaptent aux besoins exprimés et aux réalités que nous avons suffisamment décrites.

Nous nous engageons à promouvoir cette approche au cours des prochains mois.

Claude Séguin

Remonter

Remerciements

L’organisation de cette journée de réflexion n’aurait pu être possible sans la contribution de nombre d’organisations et d’individus.

En premier lieu, merci à Emploi-Québec ainsi qu’à la Direction du développement des compétences et de l’intervention sectorielle de la Commission des partenaires du marché du travail pour leur contribution financière.

Le CAMO tient aussi à remercier :

Les membres du comité organisateur qui ont grandement contribué à orienter cette journée et à permettre sa mise sur pied.

Les représentants du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, du ministère de la Santé et des Services sociaux, du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et de plusieurs organisations, notamment l’Office des personnes handicapées du Québec, le Regroupement des organismes spécialisés pour l’emploi des personnes handicapées, la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement, l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec, les commissions scolaires du Québec, l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées et leurs membres qui ont contribué avec enthousiasme à faire circuler l’information concernant cette journée dans leur milieu respectif, permettant ainsi d’assurer une grande participation à la journée.

Remonter

M. Alain Lanson pour sa conférence d’ouverture qui a permis de comprendre les origines de cette pratique au Québec.

Les présentateurs d’ateliers qui ont généreusement accepté l’invitation du CAMO et qui ont su transmettre avec brio une multitude d’informations qui furent grandement appréciées des participants.

Les panélistes de la table ronde qui ont contribué à faire connaître l’implication actuelle et future de leur ministère ou organisme dans l’implantation et la pérennité de la TÉVA.

À toute l’équipe du CAMO pour personnes handicapées qui a contribué à l’organisation de cette journée et, plus particulièrement, à Frank Bouchard, Éric Daigle, Carole Foisy et Marie-Thérèse Jodoin.

Et finalement, à tous les participants qui, par leur présence et leur contribution active, ont fait de cette journée un réel succès.

Claude Séguin
Directeur général

Remonter

Origine et objectifs de la journée

La préoccupation au sujet de la planification de la transition école/vie active n’est pas chose nouvelle pour le CAMO pour personnes handicapées. Déjà en 1997, l’organisme s’impliquait activement dans la mise sur pied d’un projet dans l’est de Montréal : la démarche Plan intégré de continuité (ou projet PIC) qui visait la mise en place de la planification de la TÉVA pour des élèves présentant une déficience intellectuelle fréquentant l’École Irénée-Lussier. Le CAMO a également participé, à titre de membre du comité de réflexion, aux travaux de concertation qui ont été menés entre 2001 et 2003 par l’Office des personnes handicapées du Québec pour appuyer le développement de la pratique de la planification de la TEVA au Québec. De ces travaux a résulté la publication, en juillet 2003, du rapport du comité intitulé La transition de l’école à la vie active. Ce document est disponible au : www.ophq.gouv.qc.ca/documents/thema/ecolevie.doc.

Cet intérêt ne s’est pas démenti au fil des ans, bien au contraire. Ainsi, en 2005, à la suite de la planification stratégique triennale 2005-2008, la question de la transition a fait partie des priorités d’action retenues par le CAMO. En se fixant comme objectif « que le processus de transition école – vie active soit pleinement opérationnel, tant au secondaire qu’au postsecondaire » le CAMO et ses administrateurs réaffirmaient toute l’importance que l’organisme accorde à cette question.

C’est dans ce contexte que le CAMO, à l’invitation de son conseil d’administration, a mis de l’avant l’idée d’organiser une journée de réflexion sur la question de la planification de la TÉVA. Les objectifs de cette journée étaient les suivants :

  • Permettre aux acteurs des milieux scolaire, de l’emploi, de la réadaptation et du milieu associatif des personnes handicapées de prendre connaissance de certaines expériences pouvant servir d’exemples et des développements récents qui favorisent l’implantation de la pratique.
  • Permettre à ces acteurs d’échanger sur leur vision et leurs stratégies pour rendre opérationnelles l’implantation, la généralisation et l’harmonisation de cette pratique.
  • Dégager des propositions concrètes afin d’assurer le déploiement de cette approche dans les différentes régions du Québec.

C’est en ayant en tête ces objectifs que le comité organisateur et le CAMO ont planifié la Journée de réflexion. Le présent document permet d’en rendre compte.

Remonter

Une journée en quatre temps

La Journée de réflexion et d’échange sur la planification de la transition école/vie active s’est déroulée en quatre temps :

  • Temps 1 : la conférence d’ouverture
  • Temps 2 : les ateliers
  • Temps 3 : la table ronde
  • Temps 4 : les échanges avec les participants

Temps 1 - La conférence d'ouverture

En conférence d’ouverture, le CAMO pour personnes handicapées avait invité un des pionniers de la pratique au Québec, M. Alain Lanson, psychologue scolaire aujourd’hui à la retraite. L’objectif de la conférence était de mieux faire comprendre les fondements théoriques de la transition et son importance pour les élèves, le tout en faisant l’historique de la mise en place progressive de cette pratique au Québec. Pour sa présentation, M. Lanson s’est appuyé sur les projets de recherche et d’expérimentation qu’il a menés avec deux chercheurs de l’UQAM, Mme Georgette Goupil et M. Marc J. Tassé, au milieu des années 1990, sur la planification de la transition pour des élèves ayant une déficience intellectuelle moyenne à profonde. Vous pouvez consulter un article de la Revue francophone de la déficience intellectuelle (volume 8, numéro 2) afin d'en savoir davantage : www.rfdi.org/files/GOUPIL_v8.PDF. Pour consulter le document PowerPoint de la conférence : www.camo.qc.ca/formation/ouverturealainlanson.pps.

Remonter

Temps 2 - Les ateliers

Ces ateliers ont permis aux participants de prendre connaissance de projets et d’initiatives touchant différentes clientèles et se déroulant dans différentes régions du Québec.

À la suite de la conférence, les participants avaient la possibilité d’assister à deux ateliers différents parmi les dix qui leur étaient offerts. Ces ateliers, au dire des participants, ont constitué le moment fort de la journée. En effet, plusieurs participants avaient soif d’éléments concrets, d’informations pertinentes, de façons de faire et d’outils leur permettant de mettre de l’avant la pratique de la TÉVA dans leur milieu.

Afin d’avoir un aperçu du contenu des ateliers présentés, voici un court descriptif de ceux-ci tel qu’il apparaissait dans le programme de la Journée. Vous trouverez également un hyperlien conduisant au document PowerPoint accompagnant la présentation du ou des animateurs de l’atelier. Certains autres liens ont également été ajoutés menant vers de l’information complémentaire sur le projet présenté en atelier, le tout permettant d’avoir un meilleur aperçu des contenus abordés.

Remonter

Atelier A1 : Projet TÉVA en Matawinie

Présentatrice : Mme Ysabel Fréchette, Association des personnes handicapées Matawinie (yfrechette@aphjm.org).

En collaboration avec le Collectif des services aux personnes handicapées de la Matawinie, l'Association des personnes handicapées Matawinie (www.aphjm.org/FR/) a mené en 2005-2006 une expérimentation de transition visant des élèves présentant une déficience intellectuelle fréquentant une école de Joliette. L'atelier a permis de présenter le projet à l’origine et les démarches finalement réalisées, de décrire les difficultés rencontrées et les principaux obstacles à une transition harmonieuse relevés par les parents, les personnes handicapées et les intervenants et de faire part des pistes de solutions, des constats et des démarches à venir dans toute la région de Lanaudière. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/A1.pps.

Remonter

Atelier A2 : Aller au bout de ses rêves

Présentatrices : Mme Danielle Dunberry, personne-ressource, Services régionaux de soutien et d'expertise de l'Estrie et Mme Marie-Andrée Lemieux, conseillère à l'intervention collective régionale-Estrie, Office des personnes handicapées du Québec (marie-andree.lemieux@ophq.gouv.qc.ca).

La planification de la TÉVA pour les jeunes présentant des incapacités intellectuelles, physiques ou des problèmes de santé mentale est une préoccupation de plus en plus présente au Québec. La région de l’Estrie s’y intéresse depuis quelques années. Un comité de travail formé d’intervenantes des milieux scolaire, communautaire ainsi que du réseau des services sociaux a pour mandat de promouvoir les plans de transition et de soutenir les milieux scolaires dans leur démarche. Différentes expériences ont permis de constater l’importance de cette démarche. Le souci de mieux planifier ce passage et de coordonner les actions de tous ceux qui interviennent auprès du jeune a amené le comité à préciser la démarche suggérée et à peaufiner les outils utilisés.

L’atelier a permis de présenter les étapes de la démarche suivie en Estrie, les outils utilisés pour faciliter le processus dans les écoles, les résultats de quelques expériences et les commentaires d’intervenants et d’élèves. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/A2.pps.

Remonter

Atelier A3 : La TÉVA pour des jeunes ayant une problématique de santé mentale

Présentatrices : Mme Johanne Corbeil, coordonnatrice
(johanne-corbeil@cspi.qc.ca) et Mme Nancy Deblois, enseignante, école Le Prélude au travail, Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

Cet atelier présentait l'école Le Prélude au travail, annexe de l'école Le Prélude à Montréal. Cet établissement accueille des élèves de 15 à 21 ans ayant une problématique de santé mentale. Pour plus d’informations : www.cspi.qc.ca/pre/ispmt.html. Ces élèves sont inscrits dans un programme d'Insertion sociale et professionnelle des jeunes (ISPJ). Pour Le Prélude au travail, la préoccupation d'assurer, dans la mesure du possible, aux élèves finissants un passage réussi vers la vie active a toujours été centrale. Dans le cadre de l’atelier, cette préoccupation a été illustrée en abordant le parcours scolaire ainsi que le cheminement de l'élève de l'atelier à l'interne à des stages à l'externe et pour certains d'entre eux, un travail à la fin de leur formation. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/A3.pps.

Remonter

Atelier A4 : Le projet Continuum Plus

Présentateurs : Mme Carole Gravel, superviseure clinique, Action main-d’œuvre (amo@action-main-doeuvre.qc.ca) et M. Benoît Dumas, personne-ressource, Service régional de soutien et d’expertise à l’intention des élèves présentant une déficience intellectuelle légère, Direction régionale Montréal, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Continuum Plus est un partenariat développé dans la grande région de Montréal afin de favoriser une meilleure transition entre l’école et le marché du travail pour la clientèle ayant une déficience intellectuelle légère inscrite au programme ISPJ. Le modèle développé dans le cadre du projet Continuum Plus a impliqué des partenaires de quatre commissions scolaires, de quatre écoles secondaires, du service spécialisé de main-d'oeuvre Action main-d’œuvre, d’organismes du milieu communautaire, de centres de réadaptation, des ministères et organismes parapublics ainsi que de la Coopérative de travail Interface. Cet atelier avait comme but de présenter l’historique et les objectifs du projet, le modèle d’arrimage entre l’école et le marché du travail ainsi que les principales recommandations du rapport final. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/A4.pps.

Un document synthèse présentant le projet est aussi disponible sur le site Web d’Action main-d’œuvre au
www.actionmaindoeuvre.ca/site/documents/3.2.2_DOCUMENT_SYNTHESE.doc.

Remonter

Atelier A5 : La TÉVA en Mauricie et au Centre-du-Québec

Présentatrices : Mme Johanne Savoie, personne-ressource régionale TÉVA (johanne_savoie@ssss.gouv.qc.ca) et Mme Nathalie Cauchon, responsable régionale de l’adaptation scolaire et des services complémentaires, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, direction régionale Mauricie/Centre-du-Québec.

La direction régionale du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, l’Office des personnes handicapées du Québec et le Centre de Services en déficience intellectuelle Mauricie/Centre-du-Québec ont travaillé en collaboration pour planifier l’implantation d’un projet de Transition École/Vie Active (TÉVA) au sein des cinq commissions scolaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Une ressource régionale a été mandatée d’avril 2004 à juillet 2006 pour promouvoir et implanter une démarche de TÉVA auprès des écoles accueillant des élèves handicapés de 16 à 21 ans (tout handicap confondu) en classe régulière ou spéciale. La ressource voyait aussi à favoriser un esprit de partenariat et de collaboration entre les différents organismes locaux et régionaux et les milieux scolaires afin de mieux supporter les élèves dans leur projet de transition.

L’atelier a permis de faire le point après deux années d’expérimentation. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/A5.pps.

Remonter

Atelier B1 : Le projet Vers l'emploi

Présentatrices : Mme Josée Massicotte, agente de liaison, Corporation personnes handicapées et travail de Laval (corpo.agentdeliaison@videotron.ca) et Mme Martine Talbot, directrice, Regroupement des organismes de promotion de personnes handicapées de Laval.

Afin d'assurer aux personnes handicapées, en particulier les jeunes qui terminent l'école, un meilleur accès au marché du travail, la Corporation personnes handicapées et travail de Laval a mis sur pied le projet Vers l'emploi. Ce projet est né du constat que, à la fin de leur scolarisation, beaucoup de jeunes vivant avec des incapacités ne réussissent pas à intégrer le marché du travail régulier.

Après deux ans d'activité, le projet se définit de plus en plus et vise aujourd'hui à promouvoir les capacités des personnes vivant avec des limitations à intégrer un emploi.

Le suivi individuel permet de développer l'employabilité des jeunes, tout en respectant leur rythme, leurs capacités et leur potentiel. Au cours de leurs démarches, les obstacles rencontrés ne sont pas nécessairement ceux anticipés... Le développement du partenariat est, entre autres, un incontournable dans la recherche de solutions.

L'atelier fut l'occasion de présenter plus en détail le projet et d'échanger avec les participants. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/B1.pps. Pour en connaître davantage sur la Corporation personnes handicapées et travail de Laval et le projet Vers l’emploi : www.cphtl.org/.

Remonter

Atelier B2 : Prêt! Pas prêt! Je vieillis!
Comment soutenir l'adolescent ayant une incapacité motrice lors de la transition vers l'âge adulte?

Présentatrices : Mme Sylvie Tétreault, Département de réadaptation (Sylvie.Tetreault@rea.ulaval.ca) et Mme Véronique Parent, étudiante, doctorat en psychologie Université Laval et Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS).

Le passage à la vie adulte implique plusieurs défis à relever. Pour les adolescents avec une incapacité motrice, cette période s’accompagne souvent de difficultés concrètes. Une étude réalisée en collaboration avec 4 centres de réadaptation au Québec (Québec, Montréal, Laurentides et Lanaudière) a permis d’identifier leurs besoins en lien avec la transition et la participation sociale. Des participants (36 adolescents, 36 pa- rents et 22 intervenants) ont collaboré aux deux étapes de l’étude, soit l’entrevue portant sur la participation sociale dans un premier temps et, dans un deuxième temps, les groupes TRIAGE où les besoins exprimés ont été priorisés.

L’atelier a été l’occasion de présenter les résultats de l’étude qui font état notamment de préoccupations quant aux relations amoureuses, l’accès au travail, l’isolement social, etc. La présentation a également abordé les moyens pour maximiser la participation sociale des adolescents ayant une incapacité motrice. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/B2.pps. Pour consulter le rapport de recherche (en version PDF seulement) sur le site Web du CIRRIS : www.ulaval.ca/cirris/pdf/TET_CARR_et_PAR_2007_Final.pdf.

Remonter

Atelier B3 : La démarche Plan Intégré de Continuité (PIC) à l'école Irénée-Lussier

Présentatrice : Mme Lucie Laplante, travailleuse sociale scolaire du CLSC Hochelaga-Maisonneuve à l'École Irénée-Lussier de la Commission scolaire de Montréal (lucie.laplante.lteas@ssss.gouv.qc.ca).

La démarche Plan intégré de Continuité (PIC) consiste en l'arrimage des services entre l'école et les ressources socioprofessionnelles afin de favoriser une transition école/travail harmonieuse pour les jeunes présentant une déficience intellectuelle inscrits à l'École Irénée-Lussier de la Commission scolaire de Montréal. Issu de la Table de concertation en déficience intellectuelle de l'Est de Montréal, ce projet a débuté en 1997 et est destiné à des jeunes adultes de 18 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle qui en sont à leurs trois dernières années de scolarité. L'objectif du projet est d'harmoniser les efforts des différents acteurs en place (jeune, famille, école, centre de réadaptation et service spécialisé de main-d'oeuvre) pour obtenir une cohérence et une continuité dans le processus de transition école/travail du jeune. L'exposé a porté sur les ressources, les moyens et les outils utilisés ainsi que sur les résultats de la démarche PIC. Pour plus d’information :www.camo.qc.ca/formation/B3.pps. Vous pouvez aussi consulter un article sur le projet PIC paru dans la revue Vie pédagogique, # 126, février-mars 2003 au www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/numeros/126/vp126_35-36.pdf.

Remonter

Atelier B4 : 13-21 avenue de la Réussite

Présentateurs : Mme Rose-Marie Boucher, directrice adjointe et responsable du programme Préparation à la vie (boucherr@csduroy.qc.ca) et M. Christian Bordeleau, éducateur spécialisé, responsable des stages, Académie les Estacades, Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Avec son programme de Préparation à la vie (PAV), l’Académie les Estacades à Trois-Rivières accueille les jeunes de 13 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle (légère à moyenne). L’objectif du programme est de développer leurs habiletés manuelles, leur autonomie et tous les aspects fonctionnels de la vie courante.

Dès que les jeunes ont 16 ans, le programme PAV s’attarde au plan de transition école/vie active (TÉVA) qui consiste, à partir du rêve de carrière du jeune, à trouver un ou des milieux de stage qui l’aideront à développer son autonomie, son sens des responsabilités et à développer un réseau social autre que l’école. L’objectif de la TÉVA étant que le dernier stage de l’élève se transforme en emploi.

Le travail se fait également en partenariat avec les intervenants du Centre de Services en déficience intellectuelle Mauricie/Centre-du-Québec (CSDIMCQ) et les parents de l’élève pour établir des objectifs réalistes et viser le plus possible la réussite à la maison, en stage et à l’école.

L'atelier a été l'occasion de présenter plus en détail le programme. Pour information supplémentaire sur le programme de préparation à la vie, voir le site Web de l’école au www2.csduroy.qc.ca/Estacades/programme/prepvie/prepvie.htm.

Remonter

Atelier B5 : Accueillir un stagiaire présentant une dysphasie : enjeux, questionnements et pistes de préparation

Présentatrices : Mme José Pouliot, orthophoniste et personne-ressource, Service régional à l'intention des élèves qui présentent une difficulté ou une déficience langagière de Montréal (Jose.Pouliot@csmb.qc.ca), Mme Isabelle Bellerive et Mme Mélanie Désormiers, enseignantes, École Antoine-de-Saint-Exupéry de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

Les jeunes présentant une dysphasie vivent régulièrement des échecs de communication, particulièrement lorsqu’ils interagissent avec des interlocuteurs ne connaissant pas leurs troubles langagiers. Cette situation entraîne des conséquences négatives, particulièrement dans leur transition de l'école au marché de l'emploi.

En effet, ils amorcent souvent leurs premières expériences de stage avec enthousiasme, espérant y trouver une voie de réussite et un sentiment de compétence en réalisant des tâches qui n'impliquent pas autant le langage que les tâches scolaires. Toutefois, leurs difficultés de compréhension et d'expression peuvent avoir un impact sur leurs espoirs et leur estime de soi.

Afin de faciliter ce passage, les intervenants de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, en collaboration avec le Service régional à l'intention des élèves qui présentent une difficulté ou une déficience langagière de Montréal, ont élaboré pour le milieu d'accueil un outil de présentation des difficultés langagières que peuvent rencontrer ces jeunes. Une démarche de présentation est également proposée auprès des employeurs. Finalement, cet outil peut mobiliser le jeune dans l'identification de ses besoins afin d'optimiser ce passage et lui permettre de vivre le succès attendu. L'atelier visait la présentation de ces outils. Pour consulter le document PowerPoint de l’atelier : www.camo.qc.ca/formation/B5.pps.

Remonter

Temps 3 - La table ronde

Le développement de la pratique de la planification de la TÉVA au Québec a reposé sur une volonté locale ou régionale. Toutefois, depuis quelques temps, le gouvernement, ses ministères et organismes reconnaissent de plus en plus l’importance d’une telle approche et souhaitent encourager sa croissance. Le CAMO souhaitait offrir aux participants l’occasion de mieux cerner comment ces ministères et organismes participent et participeront au développement de cette pratique et à sa promotion dans leur réseau respectif, et ce, pour assurer une mise en place plus grande et plus permanente de la TÉVA. Pour ce faire, des représentants du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, du ministère de la Santé et des Services sociaux, d’Emploi-Québec et de l’Office des personnes handicapées du Québec ont été invités à participer à une table ronde. Voici un résumé des principaux éléments de leurs présentations.

Remonter

Office des personnes handicapées du Québec

L’Office des personnes handicapées du Québec était représenté par Mme Marie-Andrée Coutu, conseillère à l'intervention nationale à la Direction de l'intervention nationale.

Courriel : marie-andree.coutu@ophq.gouv.qc.ca
PowerPoint : www.camo.qc.ca/formation/trophq.pps

  • Continuer la promotion du rapport produit en 2003. La transition de l’école à la vie active.
  • Continuer à soutenir l’implantation de la pratique en contribuant aux comités locaux et régionaux d’implantation.
  • Lancer des messages explicites sur le plan national pour appuyer l’implantation de la pratique et l’implication des structures régionales.
  • Tenir compte des bilans des projets pour donner plus de cohérence, plus de visibilité et plus de cohésion à la mise en œuvre de la pratique.

Remonter

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport était représenté par Mme Annie Beaupré, rsponsable de la politique de l'adaptation scolaire à la Direction de l'adaptation scolaire.

Courriel : annie.beaupre@mels.gouv.qc.ca
PowerPoint : www.camo.qc.ca/formation/trmels.pps

  • Existence d’éléments pour encadrer la TÉVA : le Cadre de référence pour l’établissement des plans d’intervention (www.mels.gouv.qc.ca/DGFJ/das/orientations/cadreplan.html) et l’Entente de complémentarité des services entre le réseau de la santé et des services sociaux (MSSS) et le réseau de l'éducation (MELS) (www.mels.gouv.qc.ca/lancement/ententeMEQ-MSSS/index.htm).
  • Il existe donc une sorte d’encadrement légal ou réglementaire.
  • Un rappel à faire auprès des intervenants scolaires concernant l’utilisation du plan d’intervention pour la planification de la TÉVA. Le sujet sera sur la table de travail dans les directions régionales du MELS à l’automne 2007, afin de voir de quelle façon on peut relancer les réseaux scolaires afin d’intégrer davantage la TÉVA par le biais du plan d’intervention.
  • Possibilité de faire connaître les projets par le biais du site Web du MELS (une invitation sera faite aux promoteurs du projet au cours de l’automne 2007) et aussi dans le bulletin d’information de l’Entente MSSS-MELS.
  • Soutien à des expérimentations par le biais de la mesure de soutien à la recherche action. La TÉVA est un domaine de recherche qui sera soutenu.
  • La préoccupation de la TÉVA sera un des thèmes au menu du Comité national de suivi de l’Entente MSSS-MELS. Le but est de porter cette préoccupation aux répondants locaux et régionaux.

Remonter

Emploi-Québec

Emploi-Québec était représenté par M. Jean Boulet de la Direction des politiques de main-d’œuvre au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS).

Courriel : jean.boulet@mess.gouv.qc.ca
PowerPoint : www.camo.qc.ca/formation/tremploi-quebec.pps

  • L’action d’Emploi-Québec se situe dans le soutien à la transition vers le marché du travail et l’intégration sociale (par le biais des mesures et programmes offerts).
  • Collaboration possible des services spécialisés de main-d’œuvre (SSMO) en entente de service. Certains d’entre eux ont, en accord avec Emploi-Québec, initié des approches pour soutenir la TÉVA : aide au placement étudiant, arrimage avec le milieu scolaire et de la réadaptation pour favoriser la transition.
  • La TÉVA fait présentement l’objet d’une réflexion particulière au sein du MESS et d’Emploi-Québec. Réflexion nourrie par les travaux du Comité interministériel de la Stratégie d’action jeunesse et par la consultation sur la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. L’objectif : mieux situer le rôle et les actions d’Emploi-Québec dans cette pratique et mieux s’arrimer avec les partenaires.

Remonter

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Le ministère de la Santé et des Services sociaux était représenté par Mme Jocelyne Bélanger du Service des personnes handicapées.

Courriel : jocelyne.belanger@msss.gouv.qc.ca
PowerPoint : www.camo.qc.ca/formation/trmsss.pps

  • Les Orientations 2007-2012 relatives au standard de continuité des services et programmes (Déficience intellectuelle/troubles envahissants du développement et déficience physique) indiquent, parmi les normes retenues, qu’il existe une réflexion et une démarche de planification de services individualisés lors des périodes de transition. Cinq à six périodes sont identifiées, la période vers la vie adulte ou la vie active constituant l’une d’entre elles.
  • Par continuité, il est entendu qu’il s’agit d’un passage sans rupture de services, qui concerne un même intervenant, une même équipe, une même organisation ou plusieurs organisations.
  • Dans le cadre de l’Entente MESS-MELS, il est prévu qu’il y ait élaboration d’un plan d’action conjoint pour soutenir le parcours vers l’emploi et la participation sociale des personnes ayant une limitation fonctionnelle.

Remonter

Temps 4 - Les échanges avec les participants

À la suite de la présentation des panélistes, les participants étaient invités à faire part de leurs commentaires, questions et suggestions concernant leur vision de la TÉVA. Pour ce faire, ils étaient invités à réfléchir sur la façon de mieux soutenir la pratique de la planification de la transition entre l’école et la vie active et que faire pour qu’elle soit davantage répandue. Voici la synthèse de cette réflexion ainsi que les réponses fournies par les panélistes à certaines interrogations soulevées par les participants. À noter que les participants étaient également invités à consigner par écrit leurs « bonnes idées ». Ces bonnes idées ont été recueillies par le CAMO et s’ajoutent aux commentaires et suggestions émis lors de la journée (voir l’annexe A).

Remonter

Interventions du public
  • Des préoccupations concernant le maître d’œuvre sont soulevées: qui est le responsable de la mise en place d’un processus de la TÉVA, que ce soit au plan local/régional mais aussi au plan national? La TÉVA oblige un partenariat mais il faut une volonté politique pour rendre ce partenariat effectif. Il faut aussi qu’il y ait une cohérence, une cohésion. Actuellement une certaine disparité des approches fait en sorte que l’on s’y perd. Cette coordination essentielle permettrait aussi de mesurer et d’évaluer les avancements et d’effectuer les ajustements nécessaires.
  • Lors des transitions entre le milieu scolaire et celui de la santé et des services sociaux, il faut assurer une continuité de la prise en charge (ouverture des dossiers, etc.). Cette continuité est importante si l’on veut s’assurer que la transition se fasse sans délai de services.
  • La TÉVA veut se bâtir à partir des rêves et aspirations du jeune. Cependant, après l’école, y a-t-il réellement quelque chose à offrir pour combler ce rêve? N’y a-t-il pas un danger de faire une démarche inutile s’il n’y a rien de concret à offrir après l’école? Le marché du travail, l’éducation des adultes, etc, peuvent-ils répondre à ces aspirations?
  • La TÉVA, ce n’est pas seulement dans les dernières années de scolarité qu’il faut la préparer, elle doit être une préoccupation dès la petite enfance. Il faut une intervention précoce, à l’âge préscolaire, pour assurer au jeune un développement optimal, sans carence, ce qui assurera une TÉVA plus aisée.
  • Il faut en finir avec les projets pilotes. La TÉVA est expérimentée depuis bon nombre d’années au Québec. On se bute au problème de la récurrence. Il faut passer du stade de l’expérimentation au stade de l’implantation. Des moyens permanents doivent être mis à la disposition des milieux pour que la TÉVA se perpétue.
  • Les parents doivent aussi être préparés le plus tôt possible à cette transition et à sa planification. Les élèves n’iront souvent pas plus loin que ce que vers quoi leurs parents leur permettent d’aller (par surprotection, par crainte des désillusions lors du passage à l’âge adulte). Donc il est important de sensibiliser tôt les parents à ce que pourrait être la vie active de leur jeune et du rôle qu’ils peuvent jouer dans ce contexte. Par contre, les parents sont souvent laissés à eux-mêmes, ne connaissent pas nécessairement les ressources, ce qui peut compromettre la stimulation précoce et également une implication dans la TÉVA.
  • Dans la redéfinition des services dans le réseau de la santé et des services sociaux, il y a une crainte de voir disparaître l’expertise des centres de réadaptation (CR) ainsi que des services, notamment en ce qui à trait aux activités de jour. Le projet clinique des Centres de santé et de services sociaux (CSSS) va-t-il inclure ces dimensions?
  • Beaucoup de jeunes ayant des difficultés d’apprentissage et accusant du retard scolaire sont dirigés vers les cheminements particuliers tels que le programme Insertion sociale et professionnelle des jeunes (ISPJ), qui prépare les jeunes à intégrer le marché du travail. Ce type de cheminement ne développe pas suffisamment les compétences des jeunes pour leur permettre d’occuper un emploi, en plus de ne pas offrir une réelle qualification (métiers non spécialisés) ni un diplôme. Cela rend difficile le passage au marché du travail, donc une transition réussie entre l’école et la vie active. Également, il faudrait qu’Emploi-Québec puisse avoir un mot à dire dans le développement de ces formations afin de les arrimer avec les besoins locaux du marché du travail.
  • On se questionne sur la problématique des stages dits « à vie », soit les stages supervisés par les centres de réadaptation en déficience intellectuelle et qui se prolongent indéfiniment, sans que les participant accèdent à un statut de salariés : comment arriver à ce que les personnes puissent effectivement passer d’un statut de stagiaire à celui de salarié? Le sujet est sur la table depuis longtemps mais on attend toujours que ça se concrétise. D’autre part, certains stagiaires ne pourront jamais intégrer un emploi rémunéré. Il faudrait peut-être revoir leur statut à l’aide sociale. Un transfert vers la Régie des rentes pourrait-il être une solution?

Remonter

Réponses des panélistes

Au sujet du maître d'oeuvre

  • C’est un défi réel, pour lequel il n’y a pas encore de réponse à donner. Il existe différents lieux de coordination, mais lequel choisir? Aux niveaux local et régional, divers problèmes vécus ont fait ressortir le besoin d’une action au niveau national. Toutefois, sur le plan local, il est certain que la maîtrise d’œuvre revient au milieu où se trouve le jeune, soit le scolaire. On peut aussi envisager la mise en place future de la Stratégie pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées comme une opportunité, ainsi que l’engagement de la Stratégie d’action jeunesse pour la mise en place de moyens permettant des avancements dans le dossier de la TÉVA et de passer de la parole aux actes.

Au sujet du financement

  • Les besoins financiers sont nombreux dans plusieurs secteurs et des choix sont à faire. Les ministères font des représentations mais le milieu de défense des droits peut aussi jouer un rôle. Il faudra aussi faire preuve de créativité dans les milieux pour faire avancer les choses avec les budgets déjà en place.

Au sujet de la disparition possible de l’expertise des centres de réadaptation

  • En ce qui concerne le partage des responsabilités entre les CSSS et les CR, ces derniers ne perdront pas leur expertise dans les transformations en cours. Les CSSS ont à développer une offre de service aux personnes présentant une déficience intellectuelle, une déficience physique ou un trouble envahissant du développement, dans une logique de programme et non plus d’établissement. Dans ce contexte, le rôle d’expert-conseil des CR va demeurer et est important, notamment en regard des activités de jour, qui sont une des dimensions de la vie active.

Au sujet de la problématique des stages dits « à vie »

  • Un travail conjoint entre le MSSS et le MESS est en cours pour trouver une solution. Comment mieux orienter les personnes (8 000 personnes actuellement supportées par les CRDI) pour leur donner un parcours satisfaisant, surtout celles qui ne peuvent intégrer le marché du travail? Il faut faire attention, faire des choix éclairés, avoir des mesures intéressantes à proposer. Il y a aussi des ajustements à faire, les programmes MSSS et MESS ne visant pas les mêmes interventions, la nature de l’accompagnement n’étant pas la même. L’intégration au marché du travail signifie également un maintien en emploi qui doit être assuré par une offre de soutien et de suivi. Les discussions MSSS/MESS devront aussi porter sur cette dimension de maintien et de suivi.

Au sujet du programme Insertion sociale et professionnelle des jeunes (ISPJ)

  • Ce programme du MELS sera remplacé (dans quelques écoles en 2007 puis partout au Québec en 2008) par le nouveau Parcours de formation axée sur l'emploi, qui offrira plus de possibilités que l’ISPJ : retour possible vers le régulier, accès à l’apprentissage d’un métier semi-spécialisé, possibilité d’accéder à des programmes de formation professionnelle menant à un diplôme d’études professionnelles. Les stages que feront les élèves dans le cadre de ce nouveau programme ont été élaborés avec la collaboration d’Emploi-Québec et des comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO) de façon à ce qu’ils répondent davantage au besoin du marché du travail. De cette façon, le MELS souhaite que la nouvelle mouture de l’ISPJ permette d’améliorer les compétences de la personne et facilite son intégration au marché du travail.

Remonter

Conclusion

À la lumière des différentes présentations, des commentaires et suggestions, quelques constats émergent :

  • Des bases légales et réglementaires existent (Plan d’intervention et Entente MSSS/MELS) afin d’encadrer la pratique de la TÉVA. Donc, rendre obligatoire de façon formelle l’élaboration de plan de transition (au même titre que le PI par exemple) apparaît moins pertinent. Toutefois, il faut que les milieux scolaires en soient informés et qu’une formation à cet égard soit donnée.
  • Il y a une volonté de voir la pratique s’instituer de façon plus formelle dans les milieux. Le souhait de passer de l’étape du projet pilote à une étape où la TÉVA fait partie des façons de faire en milieu scolaire a été clairement exprimé.
  • Également exprimé, le souhait qu’un maître d’œuvre soit clairement identifié, tant aux plans national, régional que local. Le besoin d’un maître d’œuvre se fait surtout sentir aux plans local et régional.
  • Pour la mise en place de la TÉVA, il apparaît nécessaire que des montants d’argent soient consacrés, à tout le moins pour instaurer la pratique dans les milieux.
  • Le succès d’une transition repose aussi sur le fait d’une intervention précoce, dès l’enfance, afin que le jeune développe les acquis nécessaires.
  • Les parents ont aussi un rôle à jouer dans la transition et il est nécessaire de les préparer et de les soutenir.
  • On souhaite que les milieux de la réadaptation s’impliquent davantage auprès des jeunes, surtout à l’adolescence, soient plus présents dans les milieux scolaires et collaborent d’une façon plus importante entre eux, particulièrement entre les CRDI et CRDP.
  • La préparation adéquate pour s’intégrer au marché du travail est un élément central pour assurer la réussite d’une TÉVA, à tout le moins dans la dimension « emploi ». Il est souhaité que les nouveaux parcours de formation qui remplacent le programme ISPJ actuel permettent d’atteindre davantage cet objectif.
  • Comme on peut le constater, les préoccupations des acteurs sont centrées sur les éléments qui permettent d’instaurer de manière concrète la planification de la TÉVA dans leur milieu.
  • C’est à ces préoccupations que le CAMO souhaite accorder son attention lors du suivi qui sera donné à cette Journée de réflexion. Ce suivi permettra d’élaborer des suggestions sur les moyens à mettre en place pour favoriser la mise en place de la pratique de la planification de la TÉVA de façon plus étendue et plus permanente.

Remonter

Annexes

Synthèse des "bonnes idées" des participants

Le CAMO pour personnes handicapées tenait à associer les participants à sa réflexion sur la TÉVA. Pour ce faire, il les invitait à réfléchir à la question suivante : comment mieux soutenir la pratique de la planification de la transition de l’école vers la vie active (TÉVA) et que faire pour que celle-ci devienne pratique courante?

Les participants étaient invités à noter leurs idées et à les remettre au CAMO à l’issue de la journée.

Voici la liste des différentes idées recueillies. À noter qu’elles ne sont pas classées par ordre d’importance ou de priorité.

  • Élaborer un cadre de référence sur le partenariat, avec les responsabilités des différents partenaires.
  • Le milieu scolaire devrait être le maître d’œuvre, au moyen Plan d’intervention (PI). Importance de sensibiliser les autres partenaires.
  • Utilisation du portfolio dès le jeune âge (afin de compiler les réalisations, les compétences développées, etc.) pour démontrer les capacités de la personne.
  • Que l’élaboration de programmes où différents ministères sont concernés soit faite en concertation interministé-rielle (plutôt que d’arrimer le programme après coup).
  • Rendre la planification de TÉVA obligatoire au même titre que le PI.
  • Pour les élèves ayant une déficience physique, il faudrait une implication des intervenants des centres de réadaptation (CR) à partir de la 3e secondaire, surtout auprès d’élèves en cheminement particulier (pas ceux du DES). Accentuer la présence des CR au secondaire (les intervenants des CR sont moins présent après le primaire en ce moment).
  • Les commissions scolaires doivent mieux « équiper » le personnel (enseignants + direction) concernant la TÉVA. Elles doivent comprendre que la démarche demande du temps.
  • Favoriser l’implication des travailleurs sociaux dans la TÉVA, notamment en ce qui a trait à la coordination des actions. Il s’agit des travailleurs sociaux des CSSS oeuvrant en milieu scolaire. Prendre l’exemple du Projet PIC à Montréal.
  • Il faudrait l’appui d’une ressource régionale TÉVA rattachée à la Direction régionale du MELS. Ces ressources se rencontreraient provincialement pour définir une démarche TÉVA « modèle », actualisable dans chaque région, en lien avec les commissions scolaires. Les ressources financières nécessaires pourraient venir par le biais de la Stratégie d’action jeunesse. Création de comités TÉVA régionaux avec les différents partenaires concernés.
  • Le nouveau programme de formation axé sur l’emploi peut servir de tremplin pour implanter la TÉVA. La formation donnée aux enseignants sur ce nouveau programme devrait contenir un volet TÉVA.
  • Concertation plus grande entre les CRDI et les CRDP et partage de ressources (ex. : employeurs, lieux de stage).
  • Identifier les besoins de main-d’œuvre dans chaque région et voir à « vendre » aux personnes handicapées les types d’emploi en lien avec ces besoins.

Remonter

Portrait des participants

Voici quelques données statistiques concernant les 230 personnes ayant participé à la Journée de réflexion sur la transition école vie active.

Répartition selon le secteur d’activité :

  • scolaire (écoles, commissions scolaires, directions régionales du MELS, services régionaux de soutien, etc.) : 68 personnes (29,6 %);
  • réadaptation (centres de réadaptation en DI et en DP) :
    61 personnes (26,5 %);
  • milieu associatif des personnes handicapées : 43 personnes (18,7 %);
  • main-d’œuvre (Emploi-Québec, services spécialisés de main-d’œuvre, SPHERE-Québec) : 36 personnes (15,6 %);
  • autres (OPHQ, divers ministères, syndicats, etc.) : 22 personnes (9,6 %).

Répartition selon la région administrative :

  • Capitale-Nationale : 59 personnes (25,6 %);
  • Montréal : 46 personnes (20 %);
  • Montérégie/Estrie : 39 personnes (17 %);
  • Centre-du-Québec/Mauricie : 28 personnes (12,2 %);
  • Bas-St-Laurent/Chaudière-Appalaches : 26 personnes (11,3 %);
  • Laval/Laurentides/Lanaudière : 21 personnes (9,1 %);
  • Autres (Saguenay-Lac-St-Jean, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue) : 11 personnes (4,8 %).

Il n’y avait pas de représentants de l’Outaouais.

Remonter

L'utilisation du masculin dans ce document a pour seul but d'allléger le texte et désigne autant les hommes que les femmes.

Plage tactile (afficheur braille) pour usage de l'ordinateur (déficience visuelle).

Table des matières du document

Autres publications

Ajuster la taille du texte (2)

  • Redimensionner le texte à 75%
  • Redimensionner le texte à 90%
  • Redimensionner le texte à 100%
  • Redimensionner le texte à 115%
  • Redimensionner le texte à 125%
Capsules LSQ (langue des signes québécoise) Offres d'emploi de nos partenaires

Votre navigation

La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du
Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.

Commission des partenaires du marché du travail.

Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.