



Carole Foisy
Depuis le 11 septembre 2001, l'actualité économique change de jour en jour. Les termes « ralentissement économique », « quasi-récession », « récession », « tornade économique » et « perte massive d'emplois » se sont retrouvés tour à tour dans les journaux. Que faut-il en penser? Quel impact auront les changements économiques actuels sur nos travaux? À quel niveau de priorité la formation et l'intégration en emploi des personnes ayant des limitations fonctionnelles seront-elles placées? Quelle sera la réaction des entreprises face à une récession? La reprise aura-t-elle lieu début 2002 ou en 2003?
Les économistes, l'un après l'autre, se prononcent sur la situation tout en indiquant que seuls les événements à venir détermineront à quel point l'économie mondiale sera touchée. Jusqu'à présent, certains secteurs sont plus particulièrement touchés : l'aéronautique, le transport aérien, le tourisme, l'hébergement, les assurances, les services financiers, les biens durables de consommation (autos, électroménagers, meubles). D'autres domaines économiques pourraient sortir gagnants en période de conflits armés (services de communication, gestion de données, information technologique, électronique, technologies de sécurité). Selon les journaux, d'autres secteurs pourraient se maintenir : construction, ingénierie, pétrochimie et industrie pharmaceutique.
Au Canada, comme dans d'autres pays industrialisés, plusieurs facteurs sont à surveiller : le comportement des consommateurs, l'ampleur de la pression sur les dépenses publiques, les décisions gouvernementales, etc. Il faut dire que la situation économique en Amérique du Nord était déjà en processus de ralentissement et que les attentats du 11 septembre sont venus l'aggraver. Avant cette date, les économistes misaient entre autres sur les dépenses de consommation pour maintenir une croissance au moins minimale.
Bref, il se dégage un consensus : les événements du 11 septembre sont venus accentuer une situation économique déjà au ralenti; il y a risque de récession au moins pour une courte durée; personne ne peut précisément prévoir l'impact sur l'économie des ripostes militaires.
Dans ce contexte, il ne nous reste plus qu'à rester aux aguets et maintenir le cap pour répondre aux besoins des personnes ayant des limitations fonctionnelles, et ce, même si plusieurs questions restent en suspens. Il ne faut pas baisser les bras.

La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du
Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.
Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.