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Par résolution du Conseil d'administration, le CAMO a mis en oeuvre un projet d'organisation d'un colloque sur les nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) en affectant 282 000 $ amassés auprès d'Emploi-Québec (177 000 $), Développement des ressources humaines Canada (100 000 $) et Patrimoine Canadien (5 000 $) ainsi qu'en consacrant presque à temps plein une ressource humaine sur ce projet, en l'occurrence une conseillère au service de Formation & Développement de l'emploi.
Concrètement, les objectifs visés par ce projet étaient de permettre aux différents acteurs du Québec de s'informer et d'échanger sur la problématique, de favoriser l'analyse des besoins et des enjeux ainsi que de stimuler l'établissement de partenariats et la formulation de solutions en matière de NTIC et d'intégration socioprofessionnelle des personnes handicapées.
Ce dossier a débuté officiellement en janvier 2000 avec la première rencontre du comité des partenaires. Le recrutement des membres de ce comité s'est effectué en fin d'année 1999. Les mandats initiaux du comité étaient d'alimenter la conseillère chargée du projet, de valider les activités liées à l'organisation du colloque et de faire la promotion de l'événement dans les divers réseaux représentés. Depuis la constitution de ce comité, celui-ci a tenu neuf réunions.
Le comité regroupe des représentants des milieux de la recherche, de la réadaptation et des personnes handicapées, des industries en aides technologiques ainsi que des milieux gouvernementaux et sectoriel. Concrètement, il s'agit des organisations suivantes :
Les mandats de la conseillère chargée du projet étaient de :
Les ressources suivantes ont participé à diverses étapes du projet :
En février 2000, une agente de recherche a été embauchée afin de développer les thèmes et le contenu du colloque, de participer au développement du site Web de l'événement et de participer au recrutement des conférenciers.
En avril 2000, la firme de gestion d'événements O'Donoughue & Associés a été contractée afin d'apporter un support dans l'organisation logistique de l'événement. Spécifiquement, la firme a vu à la production technique des divers documents, les relations avec les participants, la production des budgets d'opération, les besoins techniques des conférenciers, la gestion logistique sur le site, la fourniture de produits ou services spécialisés (graphisme, traduction simultanée, services audiovisuels, etc.).
En juin 2000, le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) a été contracté pour effectuer une étude sur l'accessibilité de sites Web québécois et canadiens. Cette activité, proposée par le comité des partenaires, se situait dans le cadre du colloque afin de sensibiliser les divers acteurs sur les impacts des NTIC sur l'intégration des personnes handicapées.
Pour les besoins de programmation du site Web de l'événement, la firme informatique du CAMO, MLX 2000, a été utilisée. Principalement, cette ressource avait les mandats de mettre en ligne et d'effectuer les mises à jour des contenus développés pour le site.
En septembre 2000, la firme DBSF a été contractée afin d'assurer l'animation lors du colloque et de produire les comptes-rendus de l'événement.
Aussi, les ressources humaines internes suivantes ont été mis à contribution à différents niveaux : la conseillère aux communications, la secrétaire au service de Formation & Développement de l'emploi, les membres du service administratif et de la direction ainsi que certains membres du personnel.
Ayant pour thème « Pour une technologie branchée sur la diversité », le colloque a eu lieu les 2 et 3 octobre 2000 à Laval, Québec. Près de 150 participants, provenant des milieux associatif des personnes handicapées, syndical, scolaire, de la réadaptation, des deux paliers gouvernementaux, de l'industrie des appareils technologiques spécialisés, etc., ont assisté aux diverses activités qui ont eu lieu au cours des deux jours.
Monsieur Patrick O'Hara, secrétaire général du Regroupement des partenaires du gouvernement en technologies de l'information (RPGTI), agissant à titre de président d'honneur de l'événement, a procédé à l'ouverture du colloque. Participaient également à cette activité, Madame Raymonde Folco, députée fédérale de Laval (trouver titre exact), Madame Renée Liboiron et Monsieur Jérôme Di Giovanni, respectivement présidente et directeur général du CAMO. Ce dernier dévoila les résultats de l'étude sur l'accessibilité de sites Web québécois et canadiens produite par le CRIM.
Lors de cette première journée de l'événement, les participants ont pu assister à différentes conférences portant sur les nombreux aspects de la problématique présentées par une quarantaine de conférenciers provenant du Québec, du Canada, des États-Unis, de l'Europe et de la Nouvelle-Zélande. Notamment, la conférence principale était présentée par le Professeur Joseph P. Lane, directeur du Rehabilitation Engineering Research Center on Technology Transfer (T2-RERC) de l'Université de New York à Buffalo. Son allocution portait sur les opportunités de collaboration en matière de technologies et de limitations fonctionnelles. Les autres conférenciers présentaient à l'intérieur d'ateliers thématiques portant, entre autres, sur : les rôles des gouvernements, les technologies dans monde l'éducation et du travail, l'adaptation de produits standards, la place des usagers, les enjeux et perspectives, l'accessibilité du Web, etc.
En début de soirée, au cours du vin d'honneur, les participants ont pu assister à l'allocution du Ministre délégué à l'autoroute de l'information et aux ressources informationnelles, Monsieur David Cliche, visiter un kiosque de démonstration de certaines adaptations technologiques en matière d'informatique ainsi que faire du « networking ».
La deuxième journée de l'événement a permis de faire un retour sur les activités du premier jour et de participer à des ateliers d'échanges. Également, en plénière eu lieu un forum de discussion entre les participants et un panel d'experts composés de représentants de différents secteurs d'activités concernés (industries, usagers, chercheurs, intervenants, etc.) Finalement, l'événement se clôtura par une période de formulation de recommandations et de propositions de suivi.
Dans l'ensemble, le colloque fut bien apprécié par les participants, les conférenciers et les diverses ressources impliqués. Si les industries de produits technologiques standards étaient plutôt absentes, les autres milieux concernés étaient bien représentés lors de l'événement. Celui-ci a également pu bénéficié d'une couverture médiatique restreinte de la part de certains médias spécialisés. En exercice de post-mortem, les membres du comité des partenaires ont estimé que la majorité des objectifs fixés pour ce colloque avait été atteinte. De plus, ils ont manifesté l'intérêt de poursuivre dans ce dossier avec le CAMO afin de relever les défis proposés par les recommandations issues du colloque ainsi que les différentes activités engendrées par l'événement.
De façon globale, la fin de l'année 2000 a été consacrée principalement au suivi administratif du colloque, à la mise en marche de l'élaboration des actes de l'événement, au suivi de nombreuses demandes d'information, à l'exploration de certaines propositions de collaboration et à la poursuite de diverses activités connexes. À titre d'exemples, une rencontre a eu lieu avec des organismes intervenant dans le domaine de la surdité, de la déficience visuelle et de la déficience motrice afin d'étudier un projet de commerce électronique s'adressant aux Internautes handicapés. De plus, la conseillère chargée du dossier a continué de siéger au comité de travail nouvelles technologies de l'Institut canadien sur l'éducation des adultes (ICÉA). Ce comité se penche sur l'utilisation de ces technologies en matière de formation des adultes et a tenu près d'une douzaine de rencontres depuis le début de l'année 2000.
Les mois de janvier, février et mars 2001 ont été consacrés, entre autres, à l'établissement de liens de partenariats ainsi qu'à l'élaboration d'un plan d'action triennal afin d'assurer des interventions durables dans le dossier des nouvelles technologies.
D'une part, une rencontre a eu lieu en janvier avec les directeurs du Fonds de l'autoroute de l'information et de la Direction des ressources informationnelles du Conseil du trésor du Québec afin d'explorer les rôles possibles du gouvernement du Québec dans le développement de solutions technologiques pour la population des personnes handicapées ainsi que l'amélioration de l'accessibilité du réseau gouvernemental d'information et de services en ligne.
D'autre part, le CAMO a participé à deux rencontres de la International Commission on Technology and Accessibility - North American Chapter, une en janvier à Ottawa et l'autre en mars en Californie lors de laquelle le CAMO a fait une présentation sur les activités dans ce domaine au Québec. Le CAMO a d'ailleurs proposé aux partenaires de ce réseau la constitution d'une sous-commission francophone afin d'assurer une meilleure réponse aux besoins de ce segment de la population nord-américaine. La proposition a été bien accueillie et le CAMO poursuivra ces démarches dans la prochaine année.
De plus, à la demande de WebÉducation, un organisme relevant du Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (MRCI), le CAMO a préparé et diffusé une formation de base en matière d'accessibilité du Web pour les personnes handicapées. Cette formation a été offerte à environ 250 webmestres gouvernementaux du Québec. Deux sessions ont eu lieu en février : une à Montréal et l'autre à Québec. Monsieur Jean-Marie D'Amour a été embauché pour élaborer et dispenser cette formation. De plus, le contenu de celle-ci a été affichée sur le site Web du CAMO (www.camo.qc.ca/formation/).
En mars, le CAMO a participé à la 16e édition de la conférence internationale « Technologies and Persons with Disabilities », organisée par California State University at Northridge (mieux connue sous l'appellation CSUN). Cette activité a permis de prendre connaissance des derniers développements en matière de solutions technologiques adaptées, de faire de nombreux contacts intéressants et d'établir des ententes de collaboration avec des partenaires internationaux en ce qui a trait à certaines activités proposées dans le plan d'action du CAMO.
La conseillère a aussi participé à un séminaire international en ligne sur l'utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de l'éducation, organisé par Adaptech, un groupe de recherche universitaire québécois sur les technologies et les besoins des étudiants handicapés au post-secondaire. D'ailleurs, le CAMO, via la conseillère, a été invité à siéger au sein du Conseil aviseur de ce groupe.
Les démarches entourant l'élaboration des actes se sont intensifiées avec l'embauche en mars d'une rédactrice ayant pour mandat de transcrire la plupart des conférences contenues dans les archives audio du colloque. Cette activité est due au fait que la majorité des conférenciers n'ont pas fourni de texte final pour fins de publication. De plus, la firme DBSF a produit une synthèse des comptes-rendus des discussions ayant eu lieu lors du colloque. Cette synthèse, disponible en français et en anglais, facilite la diffusion des principaux résultats de l'événement.
Finalement, l'élaboration du plan d'action du CAMO s'est finalisé en mars avec l'adoption de celui-ci par le comité des partenaires ainsi que sa validation par les nombreux acteurs concernés avec lesquels nous avons établit des liens depuis la dernière année. De plus, en mars, les partenaires corporatifs du CAMO se sont réunis afin de valider les activités s'adressant aux milieux d'affaires. Ce plan, adopté par le Conseil d'administration du CAMO le 9 avril dernier, s'inspire des recommandations issues du colloque, des attentes des membres du comité, des développements en cours dans le domaine et des enjeux identifiés.

La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du
Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.
Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.